Visite guidée de l’exposition "L’Espoir", par Luc Tournemire, responsable du service patrimoine de Villefranche de Rouergue

Visite Arts plastiques

-

Amérique latine et Caraïbes

Organisé par "Musée – Frac Occitanie Toulouse", "Musée Urbain Cabrol en partenariat avec les Abattoirs"

Description

L’exposition : André Malraux (1901-1976), écrivain et homme politique français, engagé dans les Brigades internationales, écrit L’Espoir en 1937 sur le champ de bataille de la Guerre d’Espagne. En 1939, il adapte son propre roman et réalise le film L’Espoir, Sierra de Teruel. Certaines scènes ayant été tournées à Villefranche-de-Rouergue, le titre de l’exposition s’est par conséquent imposé. En effet l’espoir est bien le moteur de tous ces mouvements migratoires, de cette quête d’un monde meilleur et plus juste. Les quatre artistes internationaux, Malala Andrialavidrazana (1971, Madagascar), Hessie (1936, les Caraïbes – 2017, France) Alfredo Jaar (1956, Chili) et Liliana Porter (1941, Argentine) réunis dans cette exposition, portent un regard à la fois poétique, critique et réaliste sur ce qu’est une frontière et le déplacement.

“Je suis né étranger, j’ai vécu étranger et je mourrai plus étranger encore” écrit l’auteur franco-libanais Amin Maalouf (Le Périple de Baldassare). Ces mots inspirent le titre du programme d’expositions d’art contemporain, réalisé par les Abattoirs, Musée - Frac Occitanie Toulouse dans la Région Occitanie à l’occasion du 80e anniversaire de la Retirada. Naît-on étranger ou le devient-on ? Pour qui est-on un étranger ? Si beaucoup de départs sont dictés par le cours de l’histoire, lorsque nous voyageons, que ce soit pour la vie ou pour une heure, nous pouvons tous ressentir ce qu’est être “un étranger parmi les hommes” (Albert Camus). Au début de l’année 1939, 500 000 réfugiés espagnols traversent les Pyrénées pour fuir le régime de Franco au terme de trois années de guerre civile. L’Occitanie est profondément marquée par l’exil espagnol. Plusieurs camps de réfugiés sont installés sur son territoire, que ce soit sur les plages du Roussillon ou dans les campagnes. De nombreux exilés, parmi lesquels des artistes, s’établissent durablement et constituent des communautés. Beaucoup d’entre eux s’engagent ensuite dans la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. Prenant comme point de départ l’exposition Picasso et l’exil. Une histoire de l’art espagnol en résistance (site des Abattoirs du 15 mars au 25 août 2019), le programme Je suis né étranger, composé de plus de 60 artistes, à parité, de 29 nationalités différentes, revient sur ce pan de l’histoire, et questionne à la lumière de l’actualité, la création et la vie en exil.

Informations pratiques

Entrée : Libre

Partager l'évènement

Twitter Facebook