Vernissage de l’exposition d’Antonio Romero (El Salvador) et de Teresa Bracamonte (Pérou)

Vernissage de l'exposition d'Antonio Romero (El Salvador) et de Teresa Bracamonte (Pérou)

Vernissage Arts visuels

El Salvador,Pérou

Organisé par "Galerie Atelier Ahtzic Silis"

Description

Antonio Romero, El Salvador : Série Murmullo

Fragments d’une histoire qui envahit l’espace et reconstruit un visage flou. Une approche d’un acte quotidien qui provoque une réflexion sur la naturalisation de la violence et la peur. Vidéo, sons et un manuscrit qui témoignent de la dynamique de la violence, générée par les relations de pouvoir, la lutte pour le contrôle du territoire et la validité sociale.

Teresa Bracamonte, Pérou : Série Kabod

« Gloire » est un des mots les plus utilisés dans la Bible. Dans l’Ancien Testament, on l’emploie pour traduire des mots en hebreux, comme « kabod ». « Kabod » signifie à l’origine « être lourd ». Ainsi le sens premier de kabod est le poids de l’existence. D’autre part, « gloire » signifie, entre autres, « ce qui rend une personne digne d’estime », « ce qui assure le renom (vrai ou imaginaire) de quelqu’un, source, motif de célébrité ». Une personne « glorieuse » c’est quelqu’un qui est fier de quelque chose, « qui est d’une beauté éclatante » « qui est couverte de gloire ». Ainsi, Kabod est un travail qui vise à mettre en images mon regard subjectif et particulier des femmes transgenre latino-américaines qui habitent à Paris.

Par l’intermédiaire de cette série photographique, je propose montrer comme sont-elles perçues par leurs communautés en Amérique Latine : comme des personnes qui symbolisent le succès et la réussite (même si cela ne correspond pas à la réalité). En même temps mon intention c’est de jouer avec l’imaginaire de la société européenne qui habite à Paris, où elles sont perçues comme des êtres étranges, lointains, autour desquels existent pleins de mythes et de préjugés. Pour moi, les femmes transgenre latino-américaines qui habitent à Paris sont des glorieuses : elles incarnent le rêve de leurs communautés d’origine. D’autre part, elles ont le courage d’oser extérioriser, à travers leurs corps, ce qu’elles sentent être, malgré la discrimination et le rejet. Dans ce sens-là, pour moi leur existence a un poids important (kabod), et leur lutte est un motif d’admiration. Leur beauté réside dans leur courage.

Informations pratiques

Exposition du 28 mai au 23 juin 2018
Permanences vendredi et samedi de 14h à 18h, ou sur RDV au 06 66 52 77 57

Partager l'évènement

Twitter Facebook